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Le risque requin

Depuis que l'on tient le registre des attaques de requin à la Réunion, on en avait recensé une trentaine, soit une par an environ, avec une attaque mortelle sur deux en moyenne. Bien que ces chiffres ramenés au nombre d’habitants (ou encore pire au nombre de km de plage !) plaçaient déjà la Réunion en 2ème position mondiale juste derrière Hawaï, il s’agissait jusque là d’un risque communément admis comme « statistiquement acceptable » relevant d’un risque aléatoire « pas de chance ».
Mais l'année 2011 fut une année très noire avec 7 attaques répertoriées dont 2 mortelles et une qui coûta à un jeune touriste sa jambe gauche. Soit une augmentation des attaques entre 300 et 700% par rapport aux années précédentes !
Par ailleurs des attaques ont été constatées à travers le monde dans des régions où elles sont d’habitude rarissimes : la station balnéaire de Charm-el-Cheikh en Egypte, les Seychelles (n’avaient pas vu d’attaque mortelle depuis 1963) et l’Extrême-Orient russe (1ère attaque de l'histoire).

Ces événements rapprochés forcent donc à se poser un certain nombre de questions : y a-t-il une recrudescence des attaques de requin ? Les requins sont-ils plus agressifs ? Quelles raisons peuvent expliquer ces phénomènes ? Quelles solutions peut-on apporter ?


On ne peut pas dire que le requin développe un comportement plus agressif qu'avant en se basant sur les statistiques. Comme la plupart des espèces marines, on connaît très peu les requins et il faudrait des études scientifiques très poussées – et longues – pour le savoir.

Mais on sait que les rencontres homme/requin sont plus fréquentes, donc plus de risques d'attaques. D'un côté, l’homme est de plus en plus présent dans l’eau. Si les réunionnais ont toujours dans le passé fait preuve d’une grande méfiance à l’égard de la mer, craignant les courants dangereux et la présence de requins, les activités nautiques sont aujourd'hui fortement développées sur le littoral ouest de la Réunion. Ce développement depuis les années 70 de la baignade, du surf et de la plongée s'est fait dans un contexte de dégradation de la vie dans les océans due à la pollution et à l’industrialisation de la pêche. N’oublions pas que la pêche est une des principales denrées d’exportation à la Réunion. C’est donc dans une eau plutôt pauvre en poisson – et en requins - que s’est développé par exemple le surf, les surfeurs s’habituant à prendre possession des vagues quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit ou les conditions climatiques.

Or aujourd’hui plusieurs facteurs ont modifié la répartition des requins. Il semblerait que l’ouest réunionnais abrite des requins venus de Madagascar en raison de la surpêche des grands bancs de poissons pélagiques. Ils se rapprochent des côtes et trouvent à la Réunion nourriture et protection. La réserve naturelle marine créée en 2007 assure à la fois un vivier de nourriture ainsi que la protection et la tranquillité des requins. La réserve regorge de tortues, ce qui attire leur grand prédateur, le requin tigre, qui grâce à sa mâchoire puissante est un des seuls capable de venir à bout de leur carapace. Des requins bouledogues – connus pour avoir des mœurs assez sédentaires - se seraient installés et auraient proliféré dans la baie de St Paul à proximité des élevages de poissons et du port industriel. Enfin le réchauffement climatique pourrait aussi jouer son rôle, notamment sur la reproduction des baleines. Celles-ci qui jusqu’à il y a quelques années passaient le long des côtes de la Réunion pour aller mettre bas dans les eaux plus chaudes. Aujourd’hui elles sont plusieurs centaines à passer toute la saison de reproduction à la Réunion. Et elles représentent une manne de nourriture pour les requins qui parfois les suivent sur des milliers de km, en quête d’un morceau de placenta ou d’une occasion de s’en prendre au baleineau.
 

  A savoir  
  Les requins n'attaquent pas l'homme pour se nourrir mais par confusion alimentaire avec leurs proies habituelles (tortues, phoques, raie). C’est pourquoi les surfeurs et bodyboardeurs sont particulièrement exposés, car glissant sur l’eau ils présentent des similitudes avec les tortues.  
  Les apnéistes et les baigneurs sont plus rarement des victimes. Les plongeurs en bouteille n'ont eux pour ainsi dire rien à craindre des requins, qui sont effrayés par les bulles et les palanquées.  
 

Facteurs favorisant une attaque

 
  Turbidité de l’eau : la confusion est plus grande pour eux dans une eau trouble et sale, après des grosses pluies ou à proximité d’une embouchure ou d’un port  
  Heure de la journée : le lever et le coucher du soleil sont, comme tout bon pêcheur le sait, des moments d’activité intense pour les poissons, dont le requin fait partie  
  Isolement de la victime : plutôt craintifs, ils se tiennent à distance dès lors qu’il y a de l’activité dans l’eau  
  Présence de sang : les requins sont capables de repérer une goutte de sang à plusieurs km (poissons blessés, blessure ou cycle menstruel)  




 

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